Date : Samedi 30 janvier
Lieu : La Miroiterie (Paris)
Prix : 6 euros
Quatre chouettes groupes pour six euros, dans la superbe Miroiterie de Paris. Superbe pour tout les symboles qu’elle porte, et pour être l’un des derniers lieux autogérés de Paris, en voie de disparition. À 18h30, déjà quelques 150 personnes accueillaient les enfants du pays Lords of the Pint, qui organisaient la soirée. À force de jouer, ils finiront par être la tête d’affiche un de ces jours. Un set un peu plus long que la dernière fois, avec un public encore plus fou, qui saute, s’amuse, remue dans tous les sens sur cette folk à thème. Une fois le set terminé, les kids en redemandent, mais il faut faire vite, le timing est serré ici !
Les Bleeding Pigs prennent le relais assez vite. Ces mecs, en plus d’être cool, font de la bonne musique énervée et bien tubesque. Religion et Morale, Zoo Humain, quelques blagues et même de nouvelles compos : tout va très vite. Ça commence à s’exciter devant, et les amplis menacent de s’écrouler à chaque refrain.
Petite entracte à la mi-soirée, le temps de boire quelques bières et de laisser le temps aux Nina’School, qui ont réussi à venir à l’heure sans casser de camion (!), de préparer le matos. Comme d’hab, ils délivrent un punk-rock efficace, avec des textes à reprendre haut et fort, des mélodies pour swinguer, et un peu d’humour corrosif. Pas mal de vannes sur les P.O.Box (qualifié de groupe « ska pouet pouet ») pour la déconnade, la très efficace reprise de Stickin’ In My Eye de leur maîtres à penser américains NOFX, quelques inédites, et des tubes du premier album : la recette idéale pour mettre tout le monde d’accord.
Les nancéens de P.O.Box ne tarderont pas à remplir la scène pour envahir nos oreilles de leur punk-ska énervé, chanté en anglais, dansant. Comme à chaque fois, ça remue bien, et les hits tels que Death Promises Me A Better Place ou I Refuse All Qualms mettent tout le monde d’accord : les P.O.Box sont maintenant l’un des groupes les plus solides de la scène. Ce qui me rappelle d’ailleurs que je n’ai toujours pas de copie pressée leur nouvel album, et que c’est honteux.
Mais comme la soirée était trop parfaite, le concert est subitement interrompu par une baston à l’extérieur. Quatre trublions énervés (venus essentiellement pour faire les poches, braquer la caisse et mettre la zone), deux mecs en sang, une brochette de pompiers, une quinzaine de policiers, 150 personnes un peu choquées. Encore une histoire qui fera du mal à la Miroiterie pourtant déjà menacée de fermeture. Oublions cet épisode, et gardons en tête ce putain de bon moment que l’on a passé, entre 18h30 et 21h45.












